L’histoire de cette série de photos mérite quelques lignes.
En 2004, l’ancienne école vétérinaire de Cureghem, à Bruxelles, était déjà abandonnée depuis des années. C’était un endroit étonnant, qui attendait impatiemment d’être restauré. Par un concours de circonstances particulier, Leila eut l’occasion d’y organiser une exposition éphémère, peignant les grands murs de ses personnages magnifiques, avant leur destruction prochaine.
J’ai vu cette exposition un dimanche après-midi, et j’ai été subjugué par la beauté des fresques de Leila. J’ai eu l’idée de la photographier, nue, au milieu de ces peintures vouées à l’oubli. Elle a accepté. Sans plus penser que nous étions en janvier et que les températures descendaient allègrement sous zéro…
Ce qui est important dans ces photos, c’est l’oeuvre, que personne ne reverra jamais, et Leila bien sûr, qui s’y intègre, belle, comme si elle en faisait partie.
